Secret étonnant : l’origine latine du verbe « résoudre » et ses pièges à éviter en 2024

Démêler les fils de la conjugaison française peut parfois ressembler à un casse-tête, surtout avec des verbes comme « résoudre ». Issu du latin resolvere, signifiant « délier » ou « dissoudre », ce verbe a traversé les siècles pour s’imposer dans notre langage quotidien. Philosophes, scientifiques, ou simples amoureux des mots, tous l’utilisent pour exprimer l’idée de solution. Mais comment le conjuguer sans se tromper ? Plongeons ensemble dans les méandres de ce verbe capricieux.

Pourquoi le verbe « résoudre » est-il si déroutant ?

Contrairement aux verbes réguliers du premier groupe, « résoudre » appartient au troisième groupe, réputé pour ses irrégularités. « Je me souviens de ma première rencontre avec ce verbe en cours de latin », raconte Élodie Vasseur, professeure de lettres classiques. « Ses racines multiples – résolv-, résous-, résout- – m’ont fait comprendre pourquoi mes élèves le redoutent. » Une complexité qui reflète pourtant la richesse de notre langue.

Comment conjuguer « résoudre » au présent de l’indicatif ?

Voici les formes à maîtriser absolument :

  • Je résous (et non « je résouds »)
  • Tu résous
  • Il/elle résout (attention au -t final !)
  • Nous résolvons (changement radical)
  • Vous résolvez
  • Ils résolvent

Quelles sont les erreurs les plus fréquentes ?

Lors d’un atelier d’écriture, Marc Leblanc, formateur en orthographe, a relevé trois pièges récurrents :

  1. Ajouter un -d à la première personne (« je résouds »)
  2. Oublier le -t à la troisième personne (« il résou »)
  3. Conserver la racine « résous- » à toutes les personnes (« nous résousons »)

« Ces erreurs viennent souvent d’une analogie avec des verbes comme ‘absoudre' », précise-t-il.

Comment mémoriser facilement ces conjugaisons ?

Sophie Tamarelle, championne d’orthographe, partage son astuce : « J’imagine un détective qui résout des énigmes. Au singulier, il résout seul (avec un -t), mais en équipe nous résolvons les affaires. La différence de radical marque le passage de l’individuel au collectif. » Une image mentale qui fait mouche !

Et au passé simple ?

Cette forme littéraire suit le modèle « résoudre -> je résolus » comme « moudre -> je moulus ». À retenir pour les amateurs de récits historiques !

Où trouver des exercices d’entraînement efficaces ?

Plusieurs ressources permettent de s’exercer :

  • Les manuels de conjugaison avancée (Grevisse, Bescherelle)
  • Les applications dédiées comme Projet Voltaire
  • Les dictées spécialisées de sites comme La Dictée.fr

« J’ai progressé en faisant des phrases mnémotechniques », confie Julien Ravier, étudiant en droit. « Par exemple : ‘Je résous ce problème avant qu’il ne se résolve en catastrophe’. »

A retenir

Quelle est l’origine du verbe « résoudre » ?

Issu du latin resolvere, il signifiait initialement « délier » avant de prendre son sens actuel de « trouver une solution ».

Pourquoi « nous résolvons » mais « je résous » ?

Le verbe alterne entre deux radicaux : « résous- » pour les personnes singulières et « résolv- » pour les formes pluriels.

Comment éviter l’erreur du -d à « je résous » ?

Penser à l’absence de -d dans « absous » (participe passé d’absoudre) peut servir de repère.

Conclusion

Comme un nœud habilement défait, la conjugaison de « résoudre » révèle sa logique une fois qu’on l’apprivoise. Entre ses racines latines et ses caprices grammaticaux, ce verbe témoigne de la vivacité de notre langue. Alors, prêt à résoudre ce petit mystère linguistique une fois pour toutes ?