Des parasites invisibles menacent animaux et humains en 2025 — ces remèdes simples peuvent tout changer

En apparence anodins, presque invisibles à l’œil nu, les garrapatas – ces petits acariens hématophages – peuvent devenir de véritables fléaux pour les animaux de compagnie comme pour leurs maîtres. Leur discrétion est précisément ce qui les rend si redoutables : ils s’infiltrent sans bruit, s’attachent fermement à la peau, et peuvent transmettre des maladies graves en quelques heures à peine. Pourtant, malgré la montée en puissance des solutions chimiques, de nombreux propriétaires d’animaux redécouvrent l’efficacité de remèdes naturels simples, transmis de génération en génération. Ces méthodes, parfois perçues comme anecdotiques, s’inscrivent désormais dans une démarche de santé préventive plus globale, alliant écologie, bien-être animal et vigilance sanitaire. À travers des témoignages concrets et des solutions éprouvées, cet article explore comment lutter contre ces parasites invisibles sans renoncer à la douceur ni à la sécurité.

Qu’est-ce qu’un garrapata et comment se développe-t-il ?

Le terme « garrapata » désigne en réalité un groupe diversifié de tiques, parasites externes appartenant à l’ordre des arachnides. Contrairement aux insectes, ils possèdent huit pattes à l’âge adulte et se distinguent par leur mode de vie hématophage : ils se nourrissent exclusivement de sang. Leur cycle de vie, complexe et long, comprend trois stades majeurs : larve, nymphe et adulte. À chaque étape, la tique doit trouver un hôte pour se nourrir, sans quoi elle ne peut pas évoluer. Cette dépendance au sang explique leur persévérance dans la recherche d’un repas, qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat ou d’un humain.

Les garrapatas détectent leurs proies grâce à des capteurs thermiques et olfactifs extrêmement sensibles situés sur leurs pattes antérieures. Ils repèrent notamment le dioxyde de carbone expiré, la chaleur corporelle et les odeurs cutanées. Une fois fixés, ils choisissent des zones où la peau est fine et peu protégée : derrière les oreilles, autour des yeux, au niveau de l’abdomen ou entre les orteils. Leur taille varie considérablement : une tique non gorgée peut mesurer 2 mm, mais après un repas, elle peut atteindre près d’un centimètre, devenant alors facilement visible.

Il existe environ 850 espèces de tiques dans le monde, mais seules quelques-unes représentent un danger pour la santé. Parmi elles, *Ixodes ricinus* est particulièrement redoutée en Europe pour sa capacité à transmettre la maladie de Lyme. D’autres, comme *Rhipicephalus sanguineus*, sont responsables de l’ehrlichiose ou de la babésiose, des affections potentiellement mortelles chez les chiens. L’humain n’est pas épargné : la transmission de ces agents pathogènes peut entraîner des symptômes chroniques, des douleurs articulaires, de la fatigue persistante, voire des complications neurologiques.

Le témoignage de Léa et son chien Milo

Léa Berthier, éleveuse amateur de bergers australiens dans les Pyrénées, a vu son chien Milo tomber gravement malade après une simple promenade en forêt. « Il a commencé à boiter, puis a perdu l’appétit. Le vétérinaire a trouvé une tique derrière son oreille et a diagnostiqué une ehrlichiose. Milo a mis deux mois à se remettre. Depuis, je vérifie son pelage tous les soirs, et je passe à des solutions naturelles pour le protéger. »

Quels remèdes naturels peuvent protéger les animaux ?

Face à la multiplication des produits chimiques, souvent agressifs pour la peau ou l’environnement, de plus en plus de propriétaires se tournent vers des alternatives douces, mais efficaces. Ces remèdes, anciens mais scientifiquement soutenus en partie, s’appuient sur les propriétés répulsives ou insecticides de certaines plantes et substances naturelles. Leur utilisation régulière peut réduire significativement le risque d’infestation, surtout lorsqu’elles sont combinées à une surveillance attentive.

Le tabac : un répulsif puissant mais à manier avec précaution

La nicotine, extraite des feuilles de tabac, possède des propriétés insecticides bien connues. Appliquée localement sur le pelage, elle peut repousser ou même tuer certaines tiques. Une méthode traditionnelle consiste à frotter doucement des feuilles de tabac séchées sur le dos, le cou ou les pattes de l’animal. Une autre approche, plus douce, consiste à préparer une décoction : faire bouillir des feuilles de tabac dans de l’eau pendant 20 minutes, puis laisser refroidir avant d’en vaporiser une fine couche sur le pelage.

Attention toutefois : la nicotine est toxique si elle est ingérée. Il est donc crucial d’éviter son application autour de la tête ou des zones que l’animal pourrait lécher. De plus, les chiens sensibles ou les jeunes animaux doivent être traités avec prudence.

Clous de girofle et alcanfor : un duo odorant mais efficace

Le mélange de clous de girofle et d’alcanfor constitue un répulsif maison redoutable. Les huiles essentielles présentes dans les clous de girofle (eugénol) ont des effets antibactériens et anti-inflammatoires, tandis que l’alcanfor, dérivé du laurier camphré, agit comme un neurotoxique pour les parasites. Pour préparer un spray, on dissout trois cristaux d’alcanfor et trois clous de girofle secs dans un litre d’alcool à 70°, puis on ajoute une tasse de vinaigre de cidre. Après 48 heures de macération, on filtre la solution et on la pulvérise sur le pelage, en évitant les muqueuses.

Samir Lenoir, vétérinaire holistique à Clermont-Ferrand, observe une tendance croissante : « De nombreux maîtres viennent me voir avec leurs propres préparations. Ce mélange, bien dosé, peut être très efficace. Mais il ne remplace pas un traitement antiparasitaire complet, surtout en zone à risque. »

Menthe et citron : fraîcheur et protection

La combinaison de menthe poivrée et de citron est à la fois agréable et fonctionnelle. Le citron contient des limonènes, des composés naturellement répulsifs pour les insectes. La menthe, riche en menthol, ajoute une dimension olfactive désagréable pour les tiques. Pour créer un spray maison, on presse deux citrons, on ajoute dix cuillères à soupe de vinaigre de cidre et de l’eau tiède, puis on y fait macérer une poignée de feuilles de menthe pendant 12 heures. Après filtration, le liquide est versé dans un flacon pulvérisateur.

Camille et son labrador, Zéphyr, vivent à proximité d’un bois en Ardèche. « Je pulvérise ce mélange avant chaque sortie. L’odeur est fraîche, Zéphyr ne s’en plaint pas, et depuis six mois, pas une seule tique. »

Le bain au citron : une protection douce et désinfectante

Une autre méthode consiste à utiliser le citron directement dans l’eau de bain. En faisant infuser des zestes et de la pulpe de citron dans de l’eau tiède pendant une heure à feu doux, on obtient une solution riche en acides naturels. Une fois refroidie, elle est mélangée à l’eau du bain. Ce bain citronné aide à éliminer les parasites présents, tout en renforçant la barrière cutanée de l’animal et en laissant une odeur propre et naturelle.

Il est conseillé de ne pas dépasser un bain par semaine pour éviter l’assèchement de la peau. Cette méthode est particulièrement appréciée des propriétaires de chats sensibles aux produits industriels.

Les humains sont-ils aussi exposés aux garrapatas ?

Beaucoup pensent que les tiques ne concernent que les animaux. Erreur. Les humains sont tout autant des proies potentielles. Les garrapatas se cachent dans l’herbe haute, les buissons ou les feuilles mortes, et s’accrochent aux vêtements ou à la peau dès qu’un hôte passe à portée. Une fois fixés, ils peuvent transmettre des maladies en moins de 24 à 48 heures, selon l’agent pathogène.

La maladie de Lyme, causée par la bactérie *Borrelia burgdorferi*, est la plus connue. Elle se manifeste d’abord par une érythème migrant – une tache en forme de cible autour de la morsure – suivie de symptômes grippaux. Si elle n’est pas traitée, elle peut entraîner des atteintes neurologiques, articulaires ou cardiaques. D’autres maladies, comme la fièvre boutonneuse ou la méningo-encéphalite à tiques, sont présentes dans certaines régions d’Europe.

Le récit de Julien, randonneur averti

Julien Moreau, enseignant et passionné de randonnée dans le Massif Central, a été mordu par une tique l’été dernier. « Je n’ai rien senti sur le moment. C’est ma femme qui l’a vue le lendemain, derrière mon genou. On l’a retirée avec une pince à tiques, mais trois semaines plus tard, j’ai eu de la fièvre et une douleur au mollet. Diagnostic : maladie de Lyme. Depuis, je porte des vêtements longs, j’utilise un spray à base d’huile de citronnelle, et je fais un auto-examen après chaque sortie. »

Comment prévenir efficacement les infestations ?

La prévention reste la meilleure arme contre les garrapatas. Les experts estiment qu’environ 60 % des cas chez les animaux pourraient être évités grâce à des mesures simples. Le brossage régulier du pelage, surtout après une promenade en milieu naturel, permet de détecter les tiques avant qu’elles ne s’installent. L’inspection minutieuse des zones sensibles – oreilles, aisselles, entre les orteils – est essentielle.

Les solutions naturelles, bien qu’utiles, doivent être combinées à des produits vétérinaires certifiés (colliers, pipettes, sprays) dans les zones à forte densité de tiques. Une approche intégrée, associant prévention physique, naturelle et chimique, offre la meilleure protection.

Enfin, l’éducation des enfants et des adultes à la vigilance sanitaire est cruciale. Enseigner les gestes de base – inspection après une sortie, retrait correct d’une tique avec une pince spéciale, surveillance des symptômes – peut faire la différence entre une simple morsure et une maladie chronique.

A retenir

Les garrapatas ne sont-ils dangereux que pour les animaux ?

Non, les garrapatas représentent un risque sérieux pour les humains. Ils peuvent transmettre des maladies infectieuses comme la maladie de Lyme, l’ehrlichiose ou la méningo-encéphalite à tiques, surtout si la tique reste fixée plus de 24 à 48 heures.

Les remèdes naturels sont-ils suffisants pour protéger un animal ?

Ils peuvent être efficaces en prévention et dans les zones à faible risque, mais ils ne remplacent pas un traitement antiparasitaire vétérinaire en situation d’exposition fréquente. Une combinaison de méthodes naturelles et conventionnelles est souvent la plus sûre.

Comment retirer une tique correctement ?

Il faut utiliser une pince à tiques ou un tire-tique, en la glissant sous le parasite sans le comprimer, puis en effectuant un mouvement de rotation lent et régulier. Il est important de ne pas arracher la tique brutalement, au risque de laisser la tête sous la peau.

Peut-on utiliser les mêmes solutions naturelles sur les humains ?

Non, certaines substances comme l’alcanfor ou le tabac sont toxiques pour les humains, surtout les enfants. Il est préférable d’utiliser des répulsifs homologués, à base d’huile de citronnelle ou d’icaridine, pour les personnes.

Quelle est la meilleure fréquence pour appliquer un spray naturel ?

Un spray à base de citron et de menthe peut être appliqué tous les 2 à 3 jours, ou avant chaque sortie en milieu naturel. En cas de forte exposition, il est recommandé de compléter avec un traitement antiparasitaire régulier.