Trump dévoile le F47 : pourquoi cet « avion de la mort » inquiète déjà les experts français

Dans un contexte géopolitique tendu, l’annonce fracassante de Donald Trump concernant le nouvel avion de combat F47 créé par Boeing fait trembler les chancelleries européennes et particulièrement les stratèges militaires français. Le président américain, connu pour son sens de la formule choc, n’y est pas allé de main morte en qualifiant sa nouvelle arme aérienne de « machine la plus létale et la plus mortelle jamais construite ».

Un défi direct pour l’industrie aéronautique française

Alors que la France mise depuis des années sur son Rafale et le programme européen SCAF (Système de Combat Aérien du Futur), cette annonce spectaculaire de Trump pourrait rebattre les cartes de l’industrie aéronautique mondiale. Le F47, s’il tient ses promesses, risque de reléguer au second plan les avions de combat français, fierté de notre industrie de défense.

« Si les déclarations de Trump se concrétisent, c’est potentiellement un coup dur pour notre souveraineté aéronautique », confie sous couvert d’anonymat un ingénieur de Dassault Aviation. « Nous n’avons encore aucune information technique sur ce F47, mais l’ampleur de l’annonce et les moyens colossaux que peuvent mobiliser les Américains nous préoccupent. »

Des déclarations qui font froid dans le dos

Les mots choisis par le président américain pour décrire ce nouvel appareil militaire ne laissent pas de place au doute quant à ses intentions. Qualifier un avion de combat de « machine la plus létale et la plus mortelle jamais construite » n’est pas anodin dans un monde où les équilibres stratégiques sont fragiles.

Cette rhétorique guerrière pose question : à qui est destiné ce message ? La Chine, la Russie, ou indirectement les alliés européens pour les maintenir dans une dépendance militaire vis-à-vis des États-Unis ?

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Un effet d’annonce ou une réalité technologique ?

L’absence de détails techniques dans cette annonce retentissante incite à la prudence. Contrairement aux habitudes du secteur, aucune caractéristique précise n’a filtré concernant ce F47 : ni sa vitesse, ni son rayon d’action, ni ses capacités furtives ou ses armements.

« Il est tout à fait possible que nous assistions à un coup de communication typique de Trump », analyse Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS. « Boeing a connu des difficultés ces dernières années, et cette annonce pourrait servir autant la politique intérieure américaine que sa stratégie internationale. »

Les conséquences pour la France et l’Europe

Si le F47 venait à se concrétiser dans les termes décrits par Trump, l’impact serait considérable pour l’industrie de défense européenne. La France, qui exporte son Rafale et collabore avec l’Allemagne et l’Espagne sur le SCAF, pourrait voir ses clients potentiels se tourner vers cette nouvelle génération d’avions américains.

« L’histoire nous a appris que lorsque les États-Unis investissent massivement dans un programme militaire, les résultats suivent généralement », rappelle un expert en géopolitique. « La question n’est pas de savoir si le F47 sera performant, mais plutôt comment l’Europe va réagir face à cette nouvelle donne. »

Un nouveau chapitre dans la course aux armements ?

Cette annonce fracassante s’inscrit dans un contexte international déjà tendu, avec des conflits qui perdurent en Ukraine et au Moyen-Orient. En qualifiant son nouvel avion de « plus létal » de l’histoire, Trump semble vouloir relancer une course aux armements que beaucoup pensaient terminée avec la fin de la Guerre froide.

Pour la France, qui mise sur son indépendance stratégique depuis l’ère gaullienne, le défi est de taille : comment maintenir sa place dans le concert des nations militairement avancées face à un tel déploiement de puissance ?

Une communication calculée

L’aspect le plus frappant de cette affaire reste peut-être la communication orchestrée par Trump. En annonçant lui-même ce contrat avec Boeing, le président américain s’arroge un rôle central dans la politique industrielle et militaire de son pays, renouant avec sa vision du « America First » qui avait marqué son premier mandat.

Les prochaines semaines nous diront si cette annonce spectaculaire se concrétisera par des détails techniques précis ou si elle restera dans l’histoire comme l’un de ces effets d’annonce dont Donald Trump a le secret. Une chose est certaine : le message est passé et l’industrie aéronautique française se trouve désormais face à un défi de taille.